L’esprit de la ville avec Thierry Paquot vendredi 29 et samedi 30 septembre 2017

yves Montand déteste la soleam

 Vendredi 29 septembre : Peur sur la ville ( à partir de 19h au Gyptis)

Une proposition d’Image de ville – avec la contribution de Pensons le Matin et le soutien de Films de Force de Majeure et Docks 66

 

Image de ville propose une soirée autour de deux films documentaires qui, l’un comme l’autre, questionnent ce corps social qu’est la ville. Comment des territoires urbains en arrivent-il à se retrouver dans des situations de déshérence au point que leurs habitants soient affectés par des ressentis de doute, d’inquiétude, voire de violence ? Comment ces « désastres urbains » questionnent l’esprit même de la ville ?

 

Chacune des deux projections-débats se déroulera en présence des cinéastes, et avec la participation de Thierry Paquot, philosophe de l’urbain et président d’Image de ville.

 

SOUVENIRS DE LA GEHENNE, de Thomas Jenkoe (documentaire – France – 2015 – 56 min.)
En 2002, J.D. charge sa carabine et parcourt Grande-Synthe à la recherche de personnes issues de l’immigration. Sa folle odyssée se termine par le meurtre d’un Maghrébin de 17 ans. Plus de dix ans après les faits, le film suit la route empruntée par le tueur et confronte la ville et ses métamorphoses à la voix de J.D., reconstituée d’après le dossier d’instruction de son procès.
bande-annonce

 

RETOUR A FORBACH, de Régis Sauder (documentaire – France – 2017 – 78 min.)
Régis Sauder revient dans le pavillon de son enfance à Forbach. Il y a 30 ans, il a fui cette ville pour se construire contre la violence et dans la honte de son milieu. Entre démons de l’extrémisme et déterminisme social, comment vivent ceux qui sont restés?Ensemble, ils tissent mémoires individuelles et collectives pour interroger l’avenir à l’heure où la peur semble plus forte que jamais.
bande-annonce

Samedi 30 septembre : l’esprit des villes (9h30 Friche la Belle de mai)

« L’esprit des villes réside en la combinaison de trois qualités : l’urbanité, la diversité et l’altérité. Ainsi, une ville ne se caractérise pas seulement par un seuil démographique, une configuration spatiale ou une certaine densité, mais par ces trois qualités qui se trouvent rarement réunies, entretenues et renouvelées. L’urbanité, pour Cicéron, consiste en la maîtrise de sa langue au point de se montrer disponible avec celui qui ne la parle pas très bien. En lui manifestant votre hospitalité, vous vous révélez « urbain ». La diversité vise tous les aspects de la société : diversité générationnelle, sexuelle, linguistique, ethnique, culturelle, cultuelle et bien sûr professionnelle. Il faut de tout pour faire une ville ! Quant à l’altérité, elle concerne l’étrangeté de l’Autre comme garantie de votre propre différence, elle est fondamentale pour le déploiement de votre singularité. Et l’Autre le plus éloigné de vous, celui que vous n’arriverez jamais à connaître, c’est le vivant, la faune et la flore. »
Thierry Paquot, in Politis, (« A la reconquête de l’espace public »), n°1413-14-15, juillet-août 2016, p. 38.

En quoi l’évolution de Marseille, confrontée aux « désastres urbains »  (T. Paquot, 2015) que sont les nouveaux centres commerciaux, les ensembles résidentiels fermés, la manie des tours et la reconfiguration des espaces publics au profit d’une « attractivité touristique », résonne-t-elle avec la pensée de Thierry Paquot? Comment réagit-il devant les nouveaux mouvements pour reconquérir ces espaces, lutter contre les ségrégations socio-spatiales, faire ensemble, bref défendre le droit à la ville ? A partir de quelques exemples de mouvements récents, le dialogue s’établira.

Nous vous attendons nombreux !

Intervenants



Thierry Paquot

Infos pratiques

Vendredi 29 septembre à 19h au Gyptis
Samedi 30 septembre à 9h30 à la Friche La Belle de Mai, Salle des Machines




Il n'y a aucun commentaire

Ajoutez le vôtre